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Atelier 02

Thématique(s)

Le bruit, la santé et le vivant

Horaire

Lundi 23 novembre 2026 / 16h20-17h40

Salle

Non attribuée

Bruit au travail : normes, solutions concrètes, innovations et perspectives

Description :


Atelier animé par :

Intervenants :

Guillaume COQUEL

Ingénieur de prévention DGT
Résumé : La santé auditive des travailleurs dans le plan santé au travail 2026-2030

La publication des Plans Santé au Travail (PST), élaborés tous les quatre ans, permet de définir la feuille de route de l’État et de ses partenaires en matière de santé au travail. Coconstruits avec la Sécurité sociale, les organismes de prévention et les partenaires sociaux, ces plans fixent des objectifs clairs et mesurables pour améliorer la santé des travailleurs. Le Plan Santé au Travail 2026-2030 intègre pour la première fois une action spécifiquement dédiée aux risques auditifs et vibratoires, afin d’améliorer la connaissance et la prise en compte par les entreprises et les préventeurs de cette composante majeure de la santé des travailleurs. Cette préoccupation se décline en deux actions principales. Premièrement, une attention particulière est portée à la prévention des risques liés à la coexposition au bruit et aux substances ototoxiques, les synergies entre ces expositions ayant été clairement démontrées. La seconde action vise la conception et la valorisation d’outils opérationnels de prévention. Ces outils pouvant être liés à la normalisation ou à la sensibilisation des acteurs à des méthodes particulières pour réduire le bruit et les vibrations. Ils incluent par exemple la mise en place d’expérimentations de terrain ainsi que la création de modules de formation destinés à des publics ciblés. Cette présentation propose de détailler ces grandes orientations et d’examiner les démarches qui pourraient en découler.

Samuel TOCHON-DANGUY, Guillaume COQUEL

Directeur - cogérant LASA INGÉNIERIE ACOUSTIQUE ET VIBRATOIRE, Ingénieur de prévention DGT
Résumé : Traitement acoustique des locaux : la prévention par la normalisation

Le bruit au travail constitue l’un des risques professionnels les plus répandus. Selon Santé Publique France, près de 1,9 million de travailleurs étaient exposés en 2019 à des niveaux sonores supérieurs à 80 dB(A), seuil correspondant au seuil inférieur déclenchant l’action de prévention. Même pour des niveaux sonores situés en dessous de ce seuil, le code du travail précise que « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » (article L.4121 1). Parmi les actions possibles, le traitement acoustique des parois et l’aménagement des locaux figurent parmi les plus efficaces et les plus rapidement rentabilisées, notamment grâce à la réduction du stress, de l’inconfort et de la fatigue en fin de journée. Dans les restaurants, le traitement des parois permet de diminuer l’exposition sonore du personnel et d’améliorer la confidentialité des conversations entre tables. Deux normes Françaises publiées à la fin de l’année 2025 peuvent aider les maîtrises d’ouvrages, les bureaux d’étude et les employeurs à définir une ambiance acoustique dans les locaux ainsi que des critères acoustiques chiffrés à respecter en fonction du type d’ambiance choisie. La norme NF S 31-080 concerne les bureaux et les espaces associés ; elle est utilisée depuis de nombreuses années au niveau national. La norme NF S 31-299 concerne l’acoustique des bars et restaurants et est la seule norme entièrement dédiée à cette thématique au niveau mondial. Elle permet de compléter le guide restO Quiet du Conseil National du Bruit paru en 2017 par des objectifs chiffrés. Cet article propose de présenter les principaux apports de ces deux normes.

Nicolas MISDARIIS, Clara BOUKHEMIA

Acousticien IRCAM, Doctorante IRCAM
Résumé : La transformation de l’environnement sonore par des approches de réalité augmentée, une innovation du point de vue de la recherche
Dans le cadre de la recherche pour la qualité de l’environnement sonore, l’idée d’ajouter du son pour améliorer un environnement sonore existant constitue une démarche innovante qui est de plus en plus explorée. En effet, après de nombreuses expérimentations menées par des chercheurs et chercheuses qui l’abordent dans différents contextes, cette intuition a gagné en tangibilité. En particulier, dans des contextes où la question du niveau sonore ne se pose pas (dans ce cas la place est laissée aux technologies visant à le réduire), on ne cherche pas à réduire l’environnement sonore au silence, mais plutôt à exploiter ses caractéristiques pour le transformer et en améliorer la qualité.
Certains travaux ont déjà montré l’effet positif de dispositifs d’ajout sonore sur les usagers de différents espaces, urbains comme intérieurs (les sons d’eau sont par exemple beaucoup utilisés en pratique). Nous proposons de poursuivre cette recherche dans le cadre du projet Reducing Noise with Augmented Reality financé par l’Agence Nationale de la Recherche (principal investigateur : Mathieu Lagrange, LS2N, Nantes), qui vise à développer et évaluer une approche de réalité augmentée sonore pour l’amélioration de l’environnement sonore intérieur, tout en minimisant le niveau sonore global ajouté. Plus concrètement, on peut par exemple imaginer agir sur la perception d’un son de ventilation en y ajoutant un signal dissimulateur qui le transformerait en son de vagues, communément plus apprécié. Une première expérience exploratoire a d’ailleurs été menée sur l’ajout de différents sons d’eau à des bruits de ventilation, dont les résultats ne se sont malheureusement pas révélés significatifs. Néanmoins, ceux-ci ont ouvert la porte à un questionnement sur des éléments contextuels importants, qui nous a poussé à développer une étude de terrain visant à mieux comprendre les expériences sonores vécues par les usagers d’un espace bien particulier : les espaces de travail partagés (open-space). Nous espérons ainsi définir plus précisément les conditions requises à une bonne qualité de l’environnement sonore de bureau, et montrer la pertinence d’une approche basée sur l’ajout de signaux pour y parvenir.
Finalement, dans le domaine de l’environnement sonore, la littérature scientifique semble indiquer que de nombreuses études se soldent par des résultats différents de ceux escomptés initialement, et c’est bien là que réside l’intérêt du travail de recherche. Chaque échec se transforme en une opportunité d’acquérir de nouvelles connaissances, qui offrent un socle solide à la mise en place de collaborations, permettant en fin de compte de proposer à la société le fruit d’une intuition qui se sera développée dans les meilleures conditions.

Didier AOUSTIN

Résumé : Retour d’expérience de situations concrètes de réduction des expositions aux nuisances sonores aux postes de travail

Les Carsat/CRAMIF/CGSS coordonnent la prévention des risques professionnels dans les régions en tant qu’assureur public et obligatoire des risques professionnels, relais de l’Assurance Maladie - Risques professionnels.

Elles disposent, sur le territoire, de plusieurs unités techniques, spécialisées sur le champ des nuisances chimiques (Laboratoires Interrégionaux de Chimie) et des nuisances physiques (Centres de Mesures Physiques). Les préventeurs interviennent en entreprises, pour les accompagner dans le déploiement de démarches de réduction des risques et notamment les expositions au bruit.

Les caisses régionales disposent donc de moyens d’intervention et d’accompagnement financier, au travers de subventions ou contrats de prévention.

La sinistralité concernant la surdité a tendance à baisser, mais les nuisances sonores ont des impacts sur la santé globale des travailleurs. Aussi des exemples d’actions de réduction des nuisances sonores dans des entreprises seront présentés.

Michaël HERNANDEZ

Résumé : Retour d’expérience de situations concrètes de réduction des expositions aux nuisances sonores au poste de travail

Résume disponible prochainement