Atelier 23
Thématique(s)
Données et outils d'aide à la décision
Horaire
Salle
Approches innovantes de la cartographie – Partie 2
Description :
Atelier animé par :
Intervenants :
Olivier ROBIN et Philippe APARICIO
Résumé : Collecter des données concernant les pollutions sonore et atmosphérique à l'aide de vélos : états des lieux et perspectives
Thomas ANTOINE, Fabienne LAGARDE
Résumé : [APACHE] Auscultation Acoustique des Routes
Hugo SCAGNETTI
Résumé : Quantification de la contribution des sirènes des véhicules d’urgence dans le bruit ambiant à Paris
À Paris, le bruit lié aux avertisseurs sonores (klaxons, sirènes) représente une problématique importante, puisque 25 % des Parisiens déclarent que les avertisseurs sonores sont les bruits liés aux transports qui les gênent le plus lorsqu’ils sont chez eux (étude Crédoc/Bruitparif de 2021). Certaines zones sont particulièrement exposées au bruit des sirènes car situées à proximité d’axes très empruntés par ces véhicules, ce qui est à l’origine de nombreuses plaintes de riverains. Une première étude réalisée par Bruitparif à la Porte d’Asnières en 2022 avait permis de montrer que, sur ce carrefour très congestionné situé à proximité du Tribunal Judiciaire de Paris, l’usage des avertisseurs sonores représentait de l’ordre de 54% du bruit ambiant total et que la durée cumulée moyenne d’apparition des sirènes atteignait les 30 minutes par jour. Afin de compléter ces résultats, Bruitparif a proposé à la Ville de Paris de réaliser une étude plus large sur un autre secteur parisien très impacté par les sirènes. Le choix s’est porté sur les abords des boulevards du Montparnasse, de Port-Royal, Saint Marcel et de l’Hôpital situés à proximité de plusieurs hôpitaux (Necker, Cochin-Port Royal, Val de Grâce, Salpêtrière), du centre pénitentiaire de La Santé et de plusieurs casernes de pompiers. 8 sites de mesure ont ainsi été déployés au printemps 2025 par Bruitparif le long de ces boulevards au sein des 5, 6, 13 et 14èmes arrondissements. En complément et de manière simultanée, deux sites ont été à nouveau instrumentés au niveau de la Porte d’Asnières et du boulevard Malesherbes dans le 17ème arrondissement afin d’identifier si des modifications d’usage des sirènes étaient intervenues sur ce secteur, trois ans après la première étude. L'objectif est de quantifier la contribution des sirènes dans le paysage sonore urbain en distinguant de manière automatisée les sirènes réglementaires utilisées par les différents types de véhicules (police, gendarmerie, pompiers, Samu et ambulances) ainsi que les sirènes dites américaines. Contrairement à ce qu'on pourrait croire en raison des caractéristiques de ces sons, très forts et normalisés, les techniques d’IA ne permettent pas une bonne performance de détection car les signaux sont souvent instables et fortement bruités (rues plus ou moins réverbérantes, sirènes actionnées de manière intermittente ou se superposant entre elles, effet doppler, présence d’autres sources à tonalités marquées comme les klaxons…). Aussi, Bruitparif a travaillé à la mise au point d'une nouvelle méthode utilisant un traitement de signal avancé qui est actuellement utilisée pour post-traiter l'ensemble des données de mesure de bruit collectées. Les résultats de ces analyses seront disponibles d’ici l’été 2026 et pourront être partagés à l’occasion des Assises Nationales de la Qualité de l’Environnement Sonore. Ils viendront également utilement éclairer les réflexions de la Ville de Paris qui a inscrit, au sein de son Plan d’amélioration de l’environnement sonore 2021-2026, une action visant à réduire la gêne occasionnée par les sirènes, ainsi que nourrir les échanges des comités locaux de lutte contre le bruit mis en place par les 5, 6 et 17èmes arrondissements.